L’association SansPoison demande :
En tant que consommateur·ice·s et citoyen·ne·s, nous avons besoin d’informations transparentes sur la présence de résidus de produits phytosanitaires dans notre alimentation. La santé des personnes, des animaux et de l’environnement doit primer sur les intérêts de la production agricole.
Pour les autorités, tout va bien – est-ce le cas ?
«Les résultats montrent que les denrées alimentaires suisses sont conformes aux prescriptions et ne présentent aucun risque pour la santé.» C’est ce qu’indique le rapport annuel 2024 sur la mise en œuvre du Plan d’actions Produits phytosanitaires, publié il y a un an.[1] Le plan de contrôle national pluriannuel (PCNP) pour la chaîne alimentaire et les objets usuels (encadré 1) parvient à la même conclusion dans son rapport annuel 2024 : 98,9 % des contrôles effectués sur les produits végétaux provenant de Suisse se sont révélés conformes, ce qui signifie que l’objectif de 99 % a été atteint.[2]
Encadré 1 : Plan de contrôle national pluriannuel pour la chaîne alimentaire et les objets usuels
Le PCNP a pour objectif de garantir des denrées alimentaires sûres et conformes sur le marché suisse.[3] Les contrôles portent sur les entreprises et les produits tout au long de la chaîne alimentaire. Le premier PCNP couvrait les années 2007 à 2009 ; actuellement, c’est le cinquième PCNP 2024-2027 qui est en vigueur. Le PCNP a été mis en place à la suite de la révision totale de la législation sur les denrées alimentaires en 2005, elle-même consécutive à l‘accord bilatéral sur le commerce des produits agricoles conclu avec l’Union européenne en 1999. La Suisse a dû harmoniser sa législation avec celle de l’Union européenne.
Au total, 12 indicateurs ont été définis pour mesurer la sécurité des denrées alimentaires. Les résidus de produits phytosanitaires présents dans les denrées alimentaires issues de la production nationale sont pris en compte par l’indicateur n° 02 « Taux de conformité des produits primaires végétaux en provenance de Suisse », dont la valeur cible est de 99 %.[4] Les produits sont conformes lorsque les résidus, compte tenu de l’incertitude de mesure, ne dépassent pas les limites maximales en résidus (LMR) fixées par la loi.[5] Pour l’indicateur n° 02, sont pris en compte des contrôles basés sur les risques effectués par les autorités cantonales et des résultats du monitoring des résidus de l’OSAV, qualifié de représentatif.
L’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) donne également le feu vert concernant les résidus multiples de produits phytosanitaires. Il n’y aurait ainsi «aucune évidence de risque inacceptable de résidus multiples».[1] Et l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) écrit : « L’EFSA [Autorité européenne de sécurité des aliments] a développé, en collaboration avec les États membres de l’UE et la Commission européenne, une méthode d’évaluation des effets de cocktail. Les résultats obtenus jusqu’à présent n’ont révélé aucun risque inacceptable pour la santé des consommateurs. »[6] La question est de savoir ce que cela signifie concrètement : quand un risque pour la santé est-il acceptable – et quand ne l’est-il pas ?
Les documents disponibles suggèrent que la science n’en est qu’à ses débuts en matière d’évaluation des résidus multiples.[7],[8] À ce jour, l’EFSA n’a présenté une évaluation des risques que pour 4 des 8 à 15 groupes de substances actives.[1] Toutefois, d’un point de vue scientifique, l’évaluation toxicologique des substances actives individuelles n’est déjà pas fiable (encadré 2).[9]
Encadré 2 : Les tests toxicologiques ne sont pas fiables[10]
Dans la plupart des cas, les effets toxiques des substances actives sont inconnus, et seule la dose à partir de laquelle des effets peuvent être mesurés est identifiée. C’est pourquoi l’EFSA se contente de classer les substances actives en catégories, en fonction de l’organe affecté ou du type d’effet. Il s’agit là d’une simplification scientifiquement très contestable des effets toxicologiques et de leurs possibles interactions. Étant donné que les principes scientifiques fondamentaux ne sont déjà pas respectés lors de l’évaluation toxicologique des substances actives individuelles, l’évaluation sanitaire des effets combinés de résidus multiples est encore moins fiable.
Rétrospectivement, on peut supposer que les limites maximales de résidus fixées pour de nombreux pesticides ont été trop élevées pendant de nombreuses années. En effet, de plus en plus de substances actives utilisées dans les produits phytosanitaires sont considérées comme plus toxiques que ne le laissaient supposer les évaluations antérieures et ont depuis perdu leur autorisation (annexe 1).
Les limites maximales de résidus sont déterminées en grande partie par les besoins de la production agricole.
Les limites maximales de résidus de pesticides (LMR) sont fixées par l’OSAV. L’ordonnance sur les limites maximales applicables aux résidus de pesticides (encadré 3) distingue 14 critères et bases applicables à prendre en compte, parmi lesquels des critères liés à la santé tels que le «potentiel de risque pour l’être humain» et les «interactions connues cumulées ou synergiques entre les substances actives» ; il convient en outre de tenir compte des limites maximales de résidus fixées par l’UE ou par la Commission mondiale du Codex Alimentarius (Codex Maximum Residue Limit for Pesticide) (art. 3 OPOVA).
Parmi ces critères, l’un d’entre eux retient particulièrement l’attention : « la concentration techniquement inévitable (…) selon les bonnes pratiques agricoles » (art. 3, al. 2, let. f, OPOVA). À ce sujet, l’OSAV précise : « Les LMR sont fixées conformément aux bonnes pratiques phytosanitaires. [… elles] correspondent à l’utilisation minimale nécessaire pour lutter contre les ravageurs ou les mauvaises herbes. Les LMR sont généralement fixées à un niveau inférieur à celui qu’exigerait la protection de la santé.»[6]
Concrètement, les LMR sont fixées de manière à englober également les teneurs en résidus élevées constatées lors d’essais en plein champ.[11] La LMR ne doit être abaissée que si la dose obtenue en multipliant les quantités de consommation modélisées par la LMR dépasse la dose de référence toxicologique ; il s’agit de la dose journalière admissible (Acceptable Daily Intake, ADI) pour la toxicité chronique et de la dose de référence aiguë (Acute Reference Dose, ARfD) pour la toxicité aiguë.
Encadré 3 : Ordonnance problématique concernant les limites maximales de résidus de pesticides
Les limites maximales sont fixées dans l’Ordonnance du DFI sur les limites maximales applicables aux résidus de pesticides présents dans ou sur les produits d’origine végétale ou animale (OPOVA).[12] Sont considérés comme pesticides «les substances actives utilisées actuellement ou auparavant dans des produits phytosanitaires au sens de la loi du 15 décembre 2000 sur les produits chimiques (LChim) et leurs produits métaboliques, de dégradation ou de réaction» (art. 2, al. 1a, ch. 1, OPOVA). En principe, la Suisse reprend les LMR de l’UE, qui sont généralement adaptées deux fois par an. [13] L’annexe 2 de l’ordonnance sur les résidus de pesticides (OPOVA) répertorie 160 079 limites maximales de résidus.
Mais comment une ordonnance comprenant 160 079 (!) LMR peut-elle être mise en œuvre et contrôlée ? Un aspect particulièrement problématique est que, selon la législation alimentaire, « les entreprises du secteur alimentaire doivent garantir, contrôler et prouver le respect des valeurs maximales », comme nous l’écrit l’OSAV. Si cela est peut-être possible pour les grandes entreprises comme Migros et Coop, comment les petit·e·s commerçant·e·s, les magasins et les vendeur·euse·s sur les marchés sont-ils censés respecter ces prescriptions « sous leur propre responsabilité par le biais d’autocontrôles » ?
Même si la procédure visant à déterminer quand la santé est protégée est formellement claire, elle reste extrêmement contestable sur le plan scientifique.[14] Au final, l’utilité facile à mesurer pour la production agricole prime sur la protection de la santé.
Des résidus de produits phytosanitaires ont été détectés dans la plupart des denrées alimentaires analysées
Le programme de surveillance des résidus de produits phytosanitaires dans les denrées alimentaires trouve son origine dans le Plan d’action Produits phytosanitaires (encadré 4).
Encadré 4 : Programme de surveillance des résidus de produits phytosanitaires dans les denrées alimentaires
En 2017, le Conseil fédéral a adopté le Plan d’action Produits phytosanitaires visant à réduire les risques liés à ces derniers.[1] La mesure 39 (sur 51 mesures) a pour objectif d’évaluer de manière centralisée toutes les données accessibles sur les résidus dans les denrées alimentaires. Le programme de surveillance des résidus de produits phytosanitaires a été lancé dans le but d’obtenir des résultats représentatifs. Chaque année, environ 30 échantillons de 14 denrées alimentaires sont prélevés dans 11 cantons, dans des supermarchés et des petits commerces. Le monitoring se distingue ainsi des contrôles basés sur les risques effectués par les autorités cantonales. Sur mandat de l’OSAV, les échantillons sont analysés dans les laboratoires d’Eurofins, un groupe international de laboratoires ; les données sont évaluées par l’OSAV. À l’avenir, le monitoring devra être adapté au cycle triennal du programme de contrôle pluriannuel de l’UE.[13]
Les rapports disponibles sont lacunaires. Il manque des informations claires sur la méthodologie, la collecte et l’analyse des données, ainsi que sur la représentativité. Dans trois des cinq rapports de surveillance (2022, 2023 et 2024), il n’y a aucune remarque concernant les substances actives détectées.[15] L’objectif du plan d’action n’est pas atteint pour la simple raison qu’on ignore, ou que l’on ne divulgue pas, quelles données publiques et surtout privées sur les résidus sont disponibles.
Entre 2020 et 2024, 2 071 échantillons au total ont été analysés ; un ou plusieurs résidus supérieurs à la limite de quantification (Limit of quantification, LOQ) ont été détectés dans 58 % d’entre eux (figure 2). Ce pourcentage était de 97 % pour les fruits et de 46 % pour les légumes. Les fruits échantillonnés – pommes, abricots, poires, fraises et cerises – présentaient fréquemment des résidus toutes ces années. Les légumes échantillonnés présentent des variations plus marquées, tant entre les espèces qu’entre les années. Les résidus étaient fréquents chez les carottes (59 à 83 % > LOQ) et la laitue pommée.

L’évolution des résultats entre 2020 et 2024 ne montre aucune amélioration ; la proportion d’échantillons contaminés et non conformes n’a jamais été aussi élevée qu’en 2024 (tableau 1).
| Année | Nombre d’échantillons | Échantillons avec résidus > LOQ | Échantillons avec résidus > LMR | |
| conforme | non conforme | |||
| 2024 | 405 | 257 (63%) | 3 | 7 |
| 2023 | 415 | 243 (59%) | 4 | 4 |
| 2022 | 409 | 225 (55%) | 3 | 2 |
| 2021 | 414 | 218 (53%) | 1 | 0 |
| 2020 | 428 | 230 (54%) | 3 | 0 |
Il est frappant de constater qu’en 2024, des résidus ont été détectés à une fréquence supérieure à la moyenne par rapport aux années précédentes, en particulier dans les légumes (à l’exception des courgettes).
Un nombre effrayant de substances actives
Le rapport de surveillance 2024 fait état d’un total de 1 077 mesures pour les 405 échantillons ; 930 d’entre eux (86,4 %) contenaient des résidus provenant de 56 substances actives différentes au total.[16] Parmi les sept substances les plus fréquentes, trois sont classées comme « nocives pour la santé » et cinq portent des mentions de danger indiquant qu’elles peuvent être cancérigènes, nuire à la fertilité, nuire au fœtus ou aux nourrissons à travers le lait maternel (tableau 2 de l’annexe 2; uniquement en allemand). Parmi les sept substances les plus fréquentes, on trouve également deux substances (fluopyram, trifloxystrobine) qui se dégradent probablement en trifluoroacétate (TFA), un produit chimique « éternel » (voir l’article sur le TFA). Des substances actives qui ne sont plus autorisées (par exemple le pirimiphos-méthyl, la diphénylamine)[17] ont également été détectées, ce que l’OSAV n’a toutefois pas publié.
En moyenne, sur l’ensemble des surveillances réalisées entre 2020 et 2024, un nombre particulièrement élevé de substances actives différentes a été détecté dans les échantillons de laitue, d’abricots, de pommes, de cerises, de poires et surtout de fraises (encadré 5).
Encadré 5 : l’exemple des fraises
Les fraises sont particulièrement contaminées. En 2024, 21 substances actives différentes ont été détectées dans 26 des 28 échantillons de fraises issues de la production conventionnelle suisse. Dans 54 % des échantillons, quatre résidus ou plus ont été détectés à des concentrations supérieures à la limite de quantification. La LMR a été dépassée de manière statistiquement significative dans quatre échantillons, qui n’étaient donc pas conformes ; les substances actives non autorisées haloxyfop (2x) et iprodione (1x)[16] ainsi que le spinosad (sum A+D) (1x) ont été détectées.
Le bio comme meilleur choix
L’étude préliminaire menée en 2019 dans le cadre du programme de surveillance a porté non seulement sur les denrées alimentaires conventionnelles issues de la production suisse, mais aussi sur les denrées alimentaires importées et les produits biologiques. Pour des raisons financières, seuls les aliments d’origine végétale issus de la production conventionnelle suisse ont été pris en compte à partir de 2020. Les raisons :[13]
- Pour une évaluation représentative des produits importés, l’OSAV renvoie au programme de contrôle pluriannuel de l’UE, qui couvre un large éventail de denrées alimentaires étrangères.
- Les mesures ont été limitées aux aliments issus de l’agriculture conventionnelle, car on s’attendait à ce que ceux-ci présentent des teneurs en contaminants plus élevées que les produits issus de l’agriculture biologique.
Le premier suivi de 2020, qui portait sur un petit nombre de produits alimentaires biologiques, a confirmé que ceux-ci sont rarement contaminés : sur 23 produits biologiques issus de la production suisse, aucun résidu n’a été détecté dans 21 d’entre eux (91,3 %). Des tests de produits et des études scientifiques confirment également régulièrement que les aliments issus de l’agriculture biologique contiennent moins souvent des résidus, voire aucun. [18]
Conclusion
La présence omniprésente de résidus simples et multiples de produits phytosanitaires dans notre alimentation issue de la production conventionnelle suisse, y compris de substances actives qui ne sont plus autorisées, est préoccupante. Cette évolution est également préoccupante : aucune tendance positive n’est observable entre 2021 et 2024, et les perspectives d’avenir ne sont guère améliorées par le fait que l’homologation des produits phytosanitaires sera facilitée à partir du 1er décembre 2025.[19] Même par rapport à l’UE[20], la Suisse ne s’en sortait pas mieux en 2024 : ni en ce qui concerne la proportion d’échantillons non conformes (CH : 1,7 %, UE : 1,2 et 1,8 %) ni en ce qui concerne la proportion d’échantillons sans résidus détectables (CH : 36,5 %, UE : 58,4 %). Enfin, les rapports insuffisants et édulcorés des autorités sont particulièrement inquiétants. La devise semble être : ce qui ne doit pas être, ne peut pas être.
[1] BLW (2025). Umsetzung Aktionsplan Pflanzenschutzmittel, Jahresbericht 2024, Seite 11 [LINK] (consulté le 30.04.2026)
[2] Bundeseinheit für die Lebensmittelkette BLK (Hrsg.) (ohne Jahr). Mehrjähriger Nationaler Kontrollplan
für die Lebensmittelkette und die Gebrauchsgegenstände. Jahresbericht 2024, Seite 92 [LINK] (consulté le 30.04.2026)
[3] BLK (Hrsg.). Mehrjähriger Nationaler Kontrollplan für die Lebensmittelkette und die Gebrauchsgegenstände MKNP. Schweiz und Fürstentum Liechtenstein. FAQ’s. Stand: 1. Januar 2026. 16 S. [LINK] (consulté le 30.04.2026)
[4] Lehmann, Yvan (BLK) & Zbinden, Christina (BLV). Infoblatt Indikator Nr. 02, Verfassdatum: 10.02.2026 [Infoblätter zu den Indikatoren unter LINK] (consulté le 30.04.2026)
[5] Kantonales Labor Zürich. Konformitätsbeurteilung unter Berücksichtigung der Messunsicherheit. Version: 03. Gültig ab: 02.04.2026 [LINK] (consulté le 30.04.2026)
[6] BLV (ohne Jahr). Monitoring von Pflanzenschutzmittelrückständen in Lebensmitteln (Erhebungsprogramm des BLV). Ergebnisse 2024, Seite 3 [LINK] (disponible uniquement en allemand. consulté le 30.04.2026)
[7] Roth, Nicolas, & Wilks, Martin F. (2018). Combination («cocktail») effects of pesticide residues in food. Swiss Centre for Applied Human Toxicology SCAHT report for the Swiss Federal Food Safety and Veterinary Office FSVO, Seite 6 [LINK] (consulté le 30.04.2026)
[8] Zu Cocktail-Effekten siehe auch ohneGift-Blog Die komplexe Welt der Chemie-Cocktails.
[9] Communication personelle de Jürg Zarn, anciennement à l’OSAV, 18 Mai 2026.
[10] Zarn, Jürg (2026). Wissenschaftliche und strukturelle Defizite in der toxikologischen Prüfung von Pflanzenschutzmittelwirkstoffen – Implikationen für die gesundheitliche Bewertung. Version v1. Zenodo [LINK]
[11] Selon Jürg Zarn (voir note de bas de page 9), les LMR concrètes couvrent également les percentiles élevés de la distribution des teneurs en résidus observée lors des essais sur le terrain.
[12] SR 817.021.23 Verordnung des EDI über die Höchstgehalte für Pestizidrückstände in oder auf Erzeugnissen pflanzlicher oder tierischer Herkunft (VPRH) vom 16. Dezember 2016 (Stand am 1. Januar 2026) [LINK] (consulté le 30.04.2026)
[13] Communication personnelle écrite de Emanuel Hänggi / OSAV, 6 mars und 23 avril 2026
[14] Zarn, Jürg, & Geiser, Christoph (2019). The Current Dietary Risk Assessment of Chemicals in Food Underestimates the Actual Risk. Chimia Vol. 73 No. 10 [LINK]
Zarn, Jürg & O’Brien, Caitlyn (2018). Current pesticide dietary risk assessment in light of comparable animal study NOAELs after chronic and short-termed exposure durations. Regulatory Toxicology Vol. 92, pages 157–167 [LINK]
[15] Informativer waren die Monitorings 2020 und 2021 mit Annexe 2: Substances actives non autorisées en Suisse; auf der BLV-Website sind sie jedoch nicht aufgeschaltet.
[16] Analyse propre des données de surveillance ; les données de 2024 nous ont été communiquées par l’OSAV le 1er mai 2026.
[17] Communication écrite personnelle du Dr Hans Maurer, chimiste et avocat, Zurich, 3 avril 2026
[18] À voir notamment :
- EFSA (European Food Safety Authority) (2018). Monitoring data on pesticide residues in food: results on organic versus conventionally produced food. Technical Report [LINK] (consulté le 30 avril 2026)
- Tourinho, Paula S. et al. (2025). Occurrence of pesticide residues in harvested products of various crops from European conventional and organic farming systems. Journal of Hazardous Materials 495 (2025) 139113. 12 pp. [LINK] (zuletzt abgerufen am 30. April 2026)
- EFSA (2025). Findings of not authorised substances in organic production. Technical report. Supporting Publications, EN- 9524 [LINK] (consulté le 30 avril 2026)
[19] OhneGift-Blog Neue Pflanzenschutzmittelverordnung: ein Rückschritt im Gesundheits- und Umweltschutz
[20] EFSA (2026). The 2024 European Union report on pesticide residues in food. Scientific report [LINK] (consulté le 20 avril 2026)
Traduction de l’allemand par Paula Rouiller
