1 avril 2020
Fausta Borsani
La punaise diabolique a été introduite en Suisse depuis l’Asie il y a 16 ans en même temps qu’une marchandise, et depuis elle s’est répandue dans tout le pays. Dès que la température dépasse 10 degrés, elle suce avec son rostre piqueur des feuilles et fruits et causent de grands dégâts. Car après avoir été piqués, les fruits se déforment, se colorent et sont peu agréables à regarder. Jusqu’à la moitié de la récolte peut être perdue.
Aide des toxiques
Bien sûr, l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) veut aider les agriculteurs concernés. Mais ce qui est incompréhensible, c’est l’autorisation d’utiliser des poisons nocifs dont il est prouvé qu’ils contribuent à la mort des insectes et des oiseaux. De plus, ils peuvent provoquer des cancers chez l’homme et modifier notre matériel génétique.
Des samouraïs contre la punaise
Au cours des 16 dernières années, des agriculteurs innovateurs ont déjà testé certaines choses contre la punaise diabolique, ou punaise marbrée : de grands espoirs reposent désormais sur un autre intrus d’Asie : la guêpe parasitoïde samouraï (Trissolcus japonicus). La guêpe pond ses œufs sur la ponte de la punaise que les larves de guêpes mangent ensuite. En Chine, les dégâts dus à la punaise diabolique ont pu être limités naturellement avec la guêpe samouraï. Mais c’est bête : cette guêpe si utile est aussi tuée par les insecticides.
Attirer et tuer
Des pièges avec des phéromones peuvent attirer les punaises pour ensuite les tuer, et des filets au-dessus des cultures sont aussi envisageables, bien que coûteux. Il y a aussi des agriculteurs qui éliminent les punaises avec l’aspirateur. On le voit, la Confédération et sa Station de recherches agronomiques Agroscope auraient pu développer des solutions alternatives depuis 16 ans pour les mettre au point.
Anticiper, c’est autre chose
Les agriculteurs n’ont à présent sous la mains aucune mesure de lutte respectueuse de la nature et applicable en pratique, et l’OFAG ne leur propose que de dangereux pesticides. Se préparer a des problèmes prévisibles et anticiper, ce n’est pas ça. L’autorisation d’urgence montre que la Confédération a somnolé pendant 16 ans pour développer et diffuser des alternatives.

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